La Commission Nationale de la Certification Professionnelle (CNCP) reprend les missions de la Commission Technique d'Homologation (CTH). Celle-ci avait pour mission d'inscrire des titres ou des diplômes de l'enseignement technologique sur une liste faisant l'objet d'un arrêté signé par le ministre de l'emploi (par délégation du Premier ministre) et publié au Journal officiel.
L'inscription de chaque titre était assortie d'une indication de niveau, faisant référence au niveau de formation en principe requis pour exercer un certain type de fonction dans un métier donné. L'homologation était accordée pour une période de trois ans, et pouvait être reconduite au terme de cette durée sur demande expresse de l'organisme et après examen de son dossier. La commission d'homologation fondait son avis sur un ensemble d'informations fournies à sa demande par les organismes sollicitant une homologation. Ces informations portaient à la fois sur l'objectif professionnel visé, la formation mise en œuvre, les conditions de recrutement et les modalités de délivrance du titre, ainsi que sur les états de placement des stagiaires pour les trois dernières promotions. Le programme de formation (contenus et organisation) constituait de fait la part essentielle du dossier présenté par les organismes, que la commission examinait avec une attention particulière. La CTH examinait les demandes selon une logique de sanction de parcours de formation. Avec la création de la CNCP, il y a donc une rupture dans cette logique. La CNCP instruit les demandes d'enregistrement de certifications professionnelles. Ce sont les compétences (principalement professionnelles), connaissances, aptitudes attestées qui sont examinées ainsi que la fiabilité du processus mis en œuvre pour cette certification ("ingénierie"). La CNCP s'intéresse aux résultats d'un parcours de qualification quel qu'il soit (formation, expérience), et non plus à ce parcours lui-même.




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